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En Dordogne, une vaste centrale solaire fournira de l’électricité aux usines d’Emmi Desserts

La Dordogne mise sur une centrale solaire pour fournir de l’électricité locale aux usines d’Emmi Desserts. Installé aux Pradelles, à La Douze, le parc photovoltaïque rassemble 7 668 panneaux et doit produire 5 150 MWh par an. L’électricité est destinée aux sites de Condat-sur-Trincou et de Thenon, avec un contrat de fourniture conclu pour vingt ans. Pour l’industriel, cette installation représente un moyen concret de mieux maîtriser une partie de ses dépenses énergétiques, sans prétendre couvrir à elle seule les besoins de ses ateliers.

Le projet associe la SEM 24 Périgord Énergies, le Grand Périgueux et Emmi Desserts, anciennement connu sous le nom de Mademoiselle Desserts. Il illustre une évolution importante pour l’industrie agroalimentaire : produire une partie de l’énergie à proximité des lieux où elle est consommée. Derrière les panneaux photovoltaïques, il y a aussi des questions très pratiques : quelle part de la consommation sera couverte, comment le prix est-il sécurisé, et qu’obtient la collectivité en mettant un terrain à disposition ?

En bref

  • Le parc solaire des Pradelles se trouve à La Douze, en Dordogne.
  • Il compte 7 668 panneaux photovoltaïques, répartis sur près de 20 000 m².
  • Sa production prévisionnelle atteint 5 150 MWh d’électricité par an.
  • L’énergie alimente les sites d’Emmi Desserts à Condat-sur-Trincou et à Thenon.
  • Un contrat de vingt ans garantit à l’entreprise un prix de l’électricité sur cette durée.
  • Le projet représente un investissement de 5,1 millions d’euros et a bénéficié de 600 000 euros d’aide régionale.
  • Le Grand Périgueux met à disposition un terrain de sept hectares dans le cadre d’un bail de trente ans.

Une centrale solaire en Dordogne au service des usines d’Emmi Desserts

Aux Pradelles, sur la commune de La Douze, la centrale solaire transforme le rayonnement du soleil en électricité destinée à deux sites industriels du groupe : Condat-sur-Trincou et Thenon. Le principe est assez direct : les panneaux captent la lumière, puis l’électricité produite est intégrée au dispositif d’approvisionnement prévu par le projet. Pour les usines, cela signifie qu’une partie de l’énergie consommée provient d’une installation située dans le même département, plutôt que d’être achetée uniquement sur le marché général.

Le parc réunit 7 668 panneaux sur près de 20 000 m². L’installation doit générer environ 5 150 MWh par an. Cette valeur correspond à une prévision de production annuelle, laquelle peut varier selon l’ensoleillement et les conditions d’exploitation. Il ne s’agit donc pas d’une promesse que chaque année sera identique : le soleil, lui, n’a pas signé de contrat de performance.

Pour rendre les chiffres plus parlants, on peut suivre le parcours fictif de Claire, responsable d’équipe dans une usine de l’agroalimentaire. Elle ne pilote pas le parc, mais elle sait que les fours, les systèmes de froid et les équipements de fabrication ont besoin d’une alimentation fiable. La centrale ne remplace pas le réseau électrique et ne fournit pas, à elle seule, toute l’énergie du site. Elle contribue à diversifier les approvisionnements et à rapprocher une partie de la production des besoins industriels.

Repère Donnée du projet Ce que cela signifie
Localisation Les Pradelles, La Douze Une production d’électricité installée en Dordogne
Équipement 7 668 panneaux Des modules photovoltaïques convertissent la lumière en électricité
Production visée 5 150 MWh par an Un volume destiné à contribuer à l’approvisionnement des usines
Sites concernés Condat-sur-Trincou et Thenon Deux établissements d’Emmi Desserts sont associés au dispositif
Durée du contrat 20 ans Un cadre de prix prévu sur le long terme

Cette logique de production locale s’inscrit dans un mouvement plus large : des entreprises cherchent à sécuriser leur approvisionnement tout en augmentant la part d’énergies renouvelables dans leur consommation. Pour comprendre les différentes technologies et le fonctionnement d’un parc, on peut consulter ce guide sur le fonctionnement d’une centrale photovoltaïque. La première force du site des Pradelles tient ainsi à son lien concret entre un territoire de production et des besoins industriels identifiés.

Une production énergétique utile, mais qui ne couvre pas tous les besoins

Les 5 150 MWh attendus chaque année représentent un volume important, mais il faut le replacer dans son contexte. Selon les données communiquées pour le projet, cette production couvrirait un peu moins de 10 % des besoins électriques du groupe. Pour l’usine de Condat-sur-Trincou, la part serait plus élevée, entre 20 et 30 %. L’écart s’explique simplement : les besoins varient selon les sites, tandis que l’électricité produite est répartie entre plusieurs établissements.

Cette précision évite une confusion fréquente. Une centrale solaire de cette taille ne rend pas automatiquement une usine autonome. La production dépend des heures de lumière et des saisons, alors que les équipements industriels peuvent fonctionner à des horaires plus larges. Le réseau électrique conserve donc un rôle essentiel pour compléter l’approvisionnement, notamment lorsque la production photovoltaïque ne correspond pas aux besoins du moment.

Pour Claire, notre responsable d’équipe imaginaire, l’intérêt se mesure moins à une indépendance totale qu’à la diversification. Si une partie de l’énergie utilisée provient du parc des Pradelles, l’entreprise dépend un peu moins des seules conditions du marché pour cette fraction de sa consommation. C’est une stratégie de portefeuille énergétique : aucune solution isolée ne règle tout, mais plusieurs leviers bien coordonnés peuvent réduire l’exposition aux variations de prix et améliorer la prévisibilité.

Pourquoi le contrat de vingt ans compte

Le contrat conclu pour vingt ans prévoit un prix garanti pour l’électricité associée au projet. Pour un industriel, cette durée apporte de la visibilité dans la préparation des budgets et des investissements. Les coûts énergétiques pèsent sur la fabrication, en particulier dans l’industrie agroalimentaire, où le froid, la cuisson et la transformation mobilisent des équipements énergivores.

La garantie ne signifie pas que l’ensemble de la facture de l’entreprise restera fixe. Elle concerne l’électricité fournie dans le cadre du contrat, et non l’intégralité des dépenses énergétiques ou de réseau. Cette nuance est importante : parler de « prix garanti » sans préciser son périmètre pourrait donner l’impression que tout risque disparaît. En réalité, le dispositif apporte un repère sur une part déterminée de l’approvisionnement.

Emmi Desserts vise par ailleurs à porter à 30 % la part d’électricité issue des énergies renouvelables d’ici 2030. La centrale de La Douze contribue à cet objectif, sans suffire à l’atteindre à elle seule. L’entreprise devra suivre l’évolution de sa consommation et, selon ses besoins, compléter cette démarche par d’autres achats ou projets. Les solutions solaires ne se résument d’ailleurs pas aux grands parcs : les kits solaires conçus pour réduire une facture répondent à des usages domestiques bien différents, mais illustrent la diversité des approches. Pour le site industriel, la question centrale reste de faire correspondre production, consommation et contrat.

Un investissement de 5,1 millions d’euros et un partenariat local

Le projet des Pradelles représente un investissement de 5,1 millions d’euros. Sa réalisation associe la SEM 24 Périgord Énergies et Emmi Desserts, avec un soutien de 600 000 euros de la Région Nouvelle-Aquitaine. Le montage rappelle qu’une centrale photovoltaïque ne repose pas uniquement sur l’achat de panneaux : il faut aussi mobiliser du foncier, coordonner les partenaires et établir des accords de long terme autour de la production et de l’utilisation de l’électricité.

Le Grand Périgueux a mis à disposition un terrain d’une superficie totale de sept hectares. En contrepartie, la collectivité doit percevoir une redevance annuelle dans le cadre d’un bail de trente ans. Le montant de cette redevance n’a pas été précisé dans les informations disponibles. Il convient donc de distinguer les données établies — la durée du bail et le principe d’une redevance — de celles qui ne sont pas publiées.

La surface du terrain et celle occupée par les panneaux ne désignent pas la même chose. Les modules sont répartis sur près de 20 000 m², tandis que la mise à disposition porte sur sept hectares. Cette différence peut s’expliquer par les espaces nécessaires à l’organisation du site, à l’accès ou aux équipements associés. Elle évite aussi de comparer directement la superficie totale du terrain à la seule emprise des rangées photovoltaïques.

Ce que le territoire peut attendre d’un tel projet

Pour une collectivité, l’accueil d’une installation solaire se juge à plusieurs niveaux : la redevance foncière, l’activité économique liée au chantier, la contribution à la production locale et l’intégration du projet dans le paysage. Le parc ne garantit pas, à lui seul, une baisse automatique de la facture des habitants. Son objectif principal est de fournir de l’électricité à des sites industriels dans le cadre d’un partenariat défini.

La SEM 24 Périgord Énergies joue ici un rôle de structure locale de développement. Son intervention permet d’ancrer le projet dans le territoire et de réunir les acteurs publics et économiques autour d’un équipement commun. Pour les élus, ce type d’opération demande aussi un suivi dans la durée : vérifier les engagements, observer la production et veiller au respect du bail sont des éléments moins visibles que les panneaux, mais tout aussi importants.

La transition énergétique se construit donc par des décisions très concrètes : choisir un terrain, négocier les conditions d’usage, partager les coûts et préciser les bénéficiaires de l’électricité. Un autre projet, comme la mise en service d’une centrale solaire en Afrique du Sud, montre que ces partenariats prennent des formes différentes selon les territoires. Aux Pradelles, la dimension locale est particulièrement lisible : une collectivité accueille l’équipement et des usines proches utilisent une partie de sa production.

Quel bénéfice environnemental pour la Dordogne et l’industrie agroalimentaire ?

Selon les estimations associées au projet, la production de la centrale permettrait d’éviter le rejet de plus de 1 200 tonnes de CO2 par an. Ce chiffre dépend des méthodes de calcul et du mode de production électrique auquel l’énergie solaire se substitue. Il donne un ordre de grandeur de l’intérêt climatique attendu, mais ne signifie pas que le parc ne produit aucun impact : la fabrication des équipements, leur transport et l’aménagement du site doivent également être pris en compte dans une évaluation complète.

La réduction des émissions constitue néanmoins un enjeu majeur pour l’industrie agroalimentaire. Les entreprises de ce secteur doivent maintenir des conditions de production exigeantes, notamment pour la conservation et la sécurité des aliments. Réduire l’empreinte carbone ne consiste donc pas seulement à changer une source d’énergie : cela suppose aussi de surveiller les consommations, d’améliorer l’efficacité des équipements et d’adapter les pratiques lorsque cela est possible.

Une installation photovoltaïque peut contribuer à cette évolution sans transformer du jour au lendemain toute l’organisation d’une usine. Les équipes peuvent, par exemple, comparer la production solaire aux profils de consommation, repérer les périodes où les besoins sont les plus élevés et ajuster certains usages lorsque les contraintes de production le permettent. Le défi consiste à faire coïncider autant que possible l’électricité disponible avec les opérations qui peuvent en bénéficier.

Des résultats à suivre dans le temps

Pour juger les effets réels du parc, plusieurs indicateurs méritent d’être observés : la production annuelle effective, la part de l’électricité attribuée à chaque site, l’évolution de la consommation totale et les émissions évitées selon une méthode transparente. Ces repères permettent de distinguer l’objectif annoncé des résultats mesurés. Ils donnent également aux salariés et aux habitants des éléments concrets, plutôt qu’une promesse générale de « verdir » l’activité.

Le lien entre production locale et consommation industrielle n’efface pas les autres enjeux de la transition énergétique. Il faut également tenir compte de la durée de vie des modules, de leur entretien et de leur traitement en fin d’usage. Ce sont des questions normales pour tout équipement de grande taille, et les aborder franchement renforce la crédibilité d’un projet au lieu de l’affaiblir.

Pour Claire, cette transparence aurait un effet très concret : elle pourrait expliquer à ses collègues ce que le parc change réellement, sans prétendre que chaque machine fonctionne directement au soleil. Le message est plus modeste, mais plus solide : une part mesurable des besoins est couverte par une énergie renouvelable produite à proximité. La contribution climatique prend tout son sens lorsqu’elle s’accompagne de données suivies et compréhensibles.

Les enjeux à surveiller après la mise en service du parc solaire

Une centrale solaire ne se résume pas à son inauguration ou à sa première année de production. Le contrat de vingt ans et le bail foncier de trente ans inscrivent le projet dans une période longue, durant laquelle les besoins des usines, les conditions économiques et les performances des équipements peuvent évoluer. L’enjeu consiste à maintenir un suivi régulier, à la fois pour l’entreprise, les partenaires publics et le territoire.

Le premier indicateur à regarder est la production réelle par rapport aux 5 150 MWh annuels prévus. Une différence entre prévision et résultat n’est pas nécessairement un signe de problème : l’ensoleillement varie, et les installations connaissent des opérations de maintenance. En revanche, des données suivies au fil des années permettent de comprendre les écarts et de vérifier que le parc remplit correctement sa fonction.

Le deuxième point concerne la répartition de l’électricité entre Condat-sur-Trincou et Thenon. Puisque l’installation doit servir deux sites aux profils de consommation différents, les chiffres de production ne suffisent pas à décrire son utilité. Il est pertinent d’observer quelle part de l’approvisionnement de chaque usine est couverte et comment cette contribution s’articule avec les autres sources d’énergie de l’entreprise.

Une feuille de route lisible pour l’entreprise et le territoire

La cible d’Emmi Desserts, qui vise 30 % d’électricité renouvelable d’ici 2030, donne une direction au projet. Pour vérifier les progrès, l’entreprise peut communiquer sur des éléments simples : part renouvelable atteinte, consommation totale et évolution des émissions liées à l’électricité. Une information claire aide les équipes à comprendre le rôle de la centrale et évite de confondre puissance installée, production annuelle et besoins totaux.

Pour le Grand Périgueux, le suivi du bail et de la redevance annuelle constitue un autre volet. Le montant de cette dernière n’étant pas précisé, il est préférable de ne pas spéculer. Les habitants peuvent néanmoins attendre des informations sur les engagements du projet et sur les retombées locales, dans les limites prévues par les accords conclus.

Les grandes installations ne sont qu’une partie du paysage solaire. Des équipements plus petits répondent à d’autres usages, tandis que les parcs industriels cherchent surtout des volumes importants et des contrats stables. Dans les deux cas, la question de fond reste la même : produire une énergie utile, au bon endroit, et mesurer correctement les résultats. La centrale des Pradelles offre à la Dordogne un exemple concret de cette approche, avec des objectifs et des données qui pourront être suivis dans la durée.

Au fil des années, la réussite du projet se lira donc dans trois éléments : une production conforme aux attentes, une contribution visible aux besoins des usines et une relation équilibrée avec la collectivité. C’est cette combinaison, plutôt que le seul nombre de panneaux, qui dira si la centrale solaire est devenue un outil durable de transition énergétique pour le territoire.

Questions fréquentes sur la centrale solaire des Pradelles

Où se trouve la centrale solaire qui fournit Emmi Desserts ?

Le parc photovoltaïque est installé au lieu-dit des Pradelles, sur la commune de La Douze, en Dordogne.

Combien de panneaux photovoltaïques composent le parc ?

L’installation compte 7 668 panneaux répartis sur près de 20 000 m². Le terrain mis à disposition par le Grand Périgueux couvre au total sept hectares.

Quelle quantité d’électricité la centrale doit-elle produire ?

La production annuelle prévisionnelle est de 5 150 MWh. Elle doit contribuer à l’approvisionnement des usines d’Emmi Desserts à Condat-sur-Trincou et à Thenon.

La centrale couvre-t-elle tous les besoins électriques du groupe ?

Non. Les estimations indiquent une couverture légèrement inférieure à 10 % des besoins du groupe et de 20 à 30 % de ceux de l’usine de Condat-sur-Trincou.

Combien de temps dure le contrat d’électricité ?

Emmi Desserts bénéficie d’un contrat de vingt ans prévoyant un prix garanti pour l’électricité fournie dans ce cadre. Cela ne signifie pas que l’ensemble de sa facture énergétique est fixe.

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